Le Qatar ne modifiera plus le droit du travail profondément

Amnesty International dénonce à nouveau les conditions de vie des travailleurs au Qatar, il est peu probable que les autorités de ce pays aillent plus loin que la loi 21-2015 qui s’applique depuis le 13 décembre 2016.

Le changement profond des ressources humaines au Qatar

Le marché du travail  au Qatar va se transformer fortement. Aux restructurations dues à la chute des prix du pétrole, vont s’ajouter les départs concernant la fin des travaux liés aux infrastructures et à la Coupe 2022 de football.  A partir de la fin de cette année 2017, des cohortes d’expatriés de bas de niveau de qualifications quitteront progressivement le Qatar et seront remplacés par des salariés expatriés aux aptitudes différentes.

Au moment où Amnesty International fait part d’un rapport publié le mois dernier par un auditeur indépendant, Impactt Ltd, montrant que les abus continuaient malgré les pressions de la FIFA, il parait peu probable que les autorités de ce pays aillent plus loin que la loi 21-2015 qui s’applique depuis le 13 décembre 2016.

Le Qatar pourra compter sur les pays comme l’Inde, le Népal, le Bengladesh et les Philippines qui fournissent l’essentiel des ressources humaines, pour contenir tout débordement.

Il y aura sans doute quelques modifications à la marge de la loi 21-2015 touchant la vie et les conditions des travailleurs, mais le Qatar fera le dos rond et ne donnera pas suite aux différentes pressions internationales. Il sait qu’une fois la Coupe 2022 de football passé, les projecteurs internationaux iront ailleurs.

Reste en suspens le dossier « employés de maisons », une ultime possibilité du Qatar de montrer qu’il peut faire un geste, mais rien n’est acquis à ce jour.